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Les offices de laudes et de vêpres sont précédés d’un temps d’oraison silencieuse avec la communauté.

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Le dimanche, et jours de Solennité de 18h15 à 18h50

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Possibilité de rencontrer un frère (confession, bénédiction ou demandes de messes)
La porterie est ouverte de 9h30 à 11h45 et de 14h15 à 17h du lundi au vendredi.



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Troisième dimanche de l’Avent

Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon Saint Luc (III 10-18).

Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean l’interrogeaient en disant : « Que nous faut-il donc faire ? » Répondant, il leur disait : « Que celui qui a deux tuniques, partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger fasse de même ! »

Vinrent aussi des publicains pour être baptisés, et lui dirent : « Maître, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est prescrit. » Des soldats aussi l’interrogeaient : « Et nous, que nous faut-il faire ? » Et il leur dit : « Ne faites ni violence ni tort à personne, et contentez-vous de votre solde ».

Comme le peuple était dans l’attente, et que tous se demandaient dans leur cœur, au sujet de Jean, s’il n’était pas le Christ. Jean prit la parole et leur dit à tous : « Pour moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. Il tient la pelle à vanner dans sa main pour nettoyer son aire et ramasser le blé dans son grenier ; quant à la paille, il la consumera dans un feu qui ne s’éteint pas. » Ainsi donc, par beaucoup d’autres exhortations, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

Introduction

La liturgie de ce dimanche nous invite à la joie. « Soyez dans la joie, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche. » Frères et sœurs, nous sommes tous en marche. Nous le sommes dès notre naissance jusqu’au terme de notre vie. Avant le départ et surtout en route, le marcheur prend certaines précautions. Il y a un dicton qui dit « gouverner c’est prévoir ». Chacun de nous doit prévoir car sur le parcours spirituel la marche est longue et on y rencontre beaucoup d’imprévus.

Entrons dans la liturgie de ce dimanche plein d’espérance, car nous savons que le Seigneur sauve et pardonne. Son amour est infini. Remettons entre ses mains nos hésitations, nos peurs, nos arrêts trop prolongés, nos doutes sur l’issue de nos efforts. Que le Seigneur nous pardonne et nous relève afin de continuer notre marche avec courage sous l’effet de sa bienveillance, le cœur plein d’espérance.

Homélie

Nous avons beaucoup de raisons pour être inquiets. L’économie va mal, le chômage augmente, la pauvreté nous entoure, la maladie survient, parfois lorsqu’on ne s’y attend pas. Les épreuves ne manquent pas pour nous arrêter. Souvent, dans nos discussions, nous répétons qu’on ne peut pas faire telle ou telle chose parce que… Et, alors toutes les raisons sont bonnes pour ne pas le faire, pour reculer. La déclinaison des obstacles nous convainc de ne rien faire. Pourtant, nous avons tant à faire pour être heureux et rendre les autres heureux.

La première lecture invite Sion à pousser des cris de joie et à tressaillir d’allégresse. « Tu n’as plus à craindre » nous dit Sophonie. Le prophète Sophonie vit à une époque où la restauration nationale du peuple juif s’accompagne d’une réforme religieuse. Condamnant les fautes morales du peuple, il souhaite que le jour du Seigneur arrive. Il proclame que le salut est réservé à un petit reste. Néanmoins, ce salut ouvre un temps de joie pour des privilégiés qui veulent servir le Dieu d’Israël. Aujourd’hui la liturgie nous rappelle qu’il y a plus de joie à regarder ce qui va bien, ce qui nous comble, ce qui est beau, ce qui est possible. Peut-être serons-nous ce petit reste. C’est à nous de le faire grandir en nombre et en qualité. Notre foi est-elle joyeuse ou triste ? Quand nous voyons un chrétien, sommes-nous envieux de vivre sa joie. Sommes-nous devenus des prophètes de malheur, ou annonçons-nous une bonne nouvelle.

Notre joie vient de ce que nous n’avons plus à craindre ou à nous inquiéter, car nous savons que par la foi, Dieu se met de notre côté. Il nous accompagne sur la route. Un chemin raboteux parfois, mais avec Dieu nous pouvons avancer. Avec lui, tout est possible et c’est pourquoi nous sommes dans l’allégresse. Jésus vient et tout va changer. Une nouvelle espérance est à la portée de la main de ceux et celles qui s’ouvre à la joie de la naissance du Fils de Dieu et surtout de sa Résurrection. Jésus vient sauver ce qui est perdu. Nous sommes des rescapés, des rescapés capables d’agir et de réagir.

Le petit bébé rose que nous regardons dans la crèche n’est-il pas celui qui ressuscitera, victorieux du mal qu’on lui a fait. Sa mort est devenue vie pour nous tous. Elle a transformé nos peines en consolations, ouvrant la voie à quelque chose de beau et de grand. Dieu s’est fait homme pour nous donner la vie et entrer dans nos cœurs et conformer notre vision des choses à la sienne. Jésus vient, il suscite des sentiments de miséricorde, de compassion, d’amour pour les autres, de générosité.

Partout, en ces jours de préparations à Noël, on a l’impression que Dieu nous rend capables d’aimer. La joie de sa venue et de ses grâces ouvre les cœurs fermés. La candeur du nouveau né nous fait redevenir enfant plein d’espérance en l’avenir. On se souhaite que des bonnes choses. À Noël, je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui souhaitait le malheur de l’autre.

Les foules viennent vers Jean Batiste car ils ont besoin d’entendre quelqu’un qui dit les choses invitant à se convertir. « Que devons-nous faire ? » demande la foule à Jean. N’est-ce pas la grande question de l’heure. Qu’est que l’on peut faire pour changer les choses dans le but que la terre devienne plus humaine.

Quelques suggestions que nous inspire la liturgie d’aujourd’hui !

  1. 1. L’incarnation invite à prendre conscience que le Seigneur est en nous et avec nous.
  2. 2. L’incarnation est une invitation à ne plus craindre car l’Emmanuel est avec nous.
  3. 3. Noël invite à la reconnaissance pour tous les bienfaits dont nous sommes bénéficiaires et les grâces reçues. Surtout, Noël invite à faire comme la sainte Famille, se prendre en main pour devenir heureux.
  4. 4. Noël est une invitation à la beauté. C’est pourquoi nous décorons nos maisons et nos églises.
  5. 5. Noël est une invitation à corriger nos conceptions trop humaines et à voir grand, soutenues on l’espère par nos familles et nos amis. C’est le moment par excellence pour approfondir nos liens et nos amitiés.
  6. 6. Noël, l’Incarnation c’est le temps du partage étant généreux envers tous.
  7. 7. Noël, c’est le moment d’apprécier tout ce qui se fait de bon et d’en rendre grâce à Dieu sans exiger ce que la vie ne peut pas donner.
  8. 8. Noël, c’est faire confiance en Dieu et compter sur sa providence.
  9. 9. Fêter en famille ou avec des amis, c’est se donner du temps pour apprécier l’autre en ne pensant pas toujours à soi. Parfois, c’est le moment de renouer des liens qui s’étaient brisés.
  10. 10. Et comme le dit l’Évangile aujourd’hui : Laissons le Christ s’incarner en nous et accueillons l’Esprit Saint qui nous purifie et nous inspire. Comme le dit saint Paul. « Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toutes circonstances dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus. »

Frère et sœurs, Accueillons le Messie dans nos cœurs car il annonce la bonne nouvelle du salut et dansons d’allégresse, de joie, parce que nous sommes des sauvés, des croyants, des gens plein d’espérances. Passez de bonnes fêtes.


Fr Guy LESPINAY, o.p.
Article publié le 16 décembre 2012