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Fête de la Sainte Famille

Évangile de notre Seigneur
Jésus-Christ selon Saint Luc (II 41-52).

Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Lorsqu’il eut douze ans, ils y montèrent selon la coutume de la fête.

Une fois les jours accomplis, comme ils s’en retournaient, l’enfant Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Croyant qu’il était dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils le recherchèrent parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.

Or, au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le Temple], assis au milieu des docteurs de la Loi, les écoutant et les interrogeant ; tous ceux qui l’entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela, Vois ! ton père et moi nous te cherchons, tourmentés ». Il leur répondit : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas la parole qu’il leur avait dite.

Il descendit avec eux et vint à Nazareth ; et il leur était soumis[9]. Sa mère gardait fidèlement toutes ces choses dans son cœur[10]. Quant à Jésus, il avançait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.


Introduction

Nous célébrons aujourd’hui le dimanche de la sainte Famille. C’est très tardivement que l’Église inscrit dans son calendrier liturgique la fête de la sainte Famille. Nous devons la dévotion à la Sainte Famille au premier évêque de Québec, le bienheureux François de Montmorency de Laval, qui instaura le culte de saint Joseph et la première paroisse dédiée à la sainte Famille sur l’Île d’Orléans, tout près de la ville de Québec, en 1661, Ce n’est qu’en 1893, donc 232 ans plus tard que l’Église instaure la fête universelle de la sainte Famille et l’inscrit au calendrier liturgique. Dans le calendrier liturgique tridentin, la fête de la sainte Famille se célébrait le premier dimanche après l’Épiphanie. Ce n’est qu’en 1969 que l’Église, lors de la réforme liturgique, la transféra au dimanche entre Noël et le premier jour de l’année.

Profitons de cette fête pour prier pour toutes les familles de la terre, afin que sanctifiée par le Rédempteur, elle trouve en la sainte Famille un modèle à imiter. Confions-nous à la miséricorde de Dieu et confions à sa miséricorde aussi notre famille immédiate. Que cette journée soit un moment de réconciliation.

Homélie

Une famille ne peut s’observer que par l’existence des personnes qui la composent. La sainte Famille, c’est trois personnages : Marie, Joseph et Jésus. Une famille a aussi des ancêtres et son histoire à elle. La première lecture nous invite à retourner en arrière pour entendre un autre récit de naissance. Celui du prophète Samuel. Comme Joseph et Marie, les parents de Samuel : Elkana et Anne, sont un couple pieux : Le nom qui est donné à Samuel signifie « Dieu exauce ». Ils ont vécu probablement 1000 ans avant Jésus Christ. Anne est stérile. Elle a prié le Seigneur et sa prière a été exaucée. Avec Élie, Samuel deviendra un grand spirituel pour son époque. La vie de Samuel sera consacrée au Seigneur. C’est à cause de sa piété que Dieu répond au désir d’Anne. N’est-ce pas une des vertus chrétiennes qu’une maman souhaite inculquer à ses enfants.

Le Psaume d’aujourd’hui compare aussi le groupe des croyants à une famille. Là on y trouve toute paix, toute joie. La foi nous la fait découvrir, cette paix et cette joie, en s’épuisant à désirer les parvis du Seigneur, en priant Dieu avec ferveur dans la confiance.

Saint Jean dans la deuxième lecture suggère que l’Église est aussi une famille où les croyants sont appelés enfants de Dieu. Jésus est le Fils de Dieu et nous les enfants de Dieu sommes frères de Jésus. Notre foi en son Fils Jésus Christ nous unit les uns les autres. Notre fidélité dans la foi est garante de la présence de son Fils parmi et en nous par l’œuvre de l’Esprit Saint reçu lors de notre Baptême.

Le texte de l’Évangile que nous avons entendu dévoile un événement familial qui en dit long sur la relation qui existait entre les membres de la sainte Famille. On raconte que, lors de la fête de Pâque au retour d’un pèlerinage à Jérusalem, alors que Jésus avait douze ans, les parents inattentifs, comme il y en a parfois, on perdu de vue leur fils dans la foule de gens qui retournait à la maison. Trois jours d’angoisses et d’inquiétude. À douze ans, à cette époque, un garçon commence à prendre le large. C’est la vocation de Jésus qui se dessine et risque de causer des soucis aux parents.

Pour bien comprendre la sainteté de ces trois personnages, il faut se référer à la nature humaine de Jésus, vraiment homme, qui se conduira comme un homme, qui souffrira comme un homme, qui agira comme un homme. Jésus, le point central de notre foi, était donc homme comme nous, avec les mêmes désirs, les mêmes motivations. Cela étant, comme Samuel, toute la vie de Jésus sera consacrée à contempler le Père qui est aux cieux, créateur du ciel et de la terre, rendu visible par sa venue. À l’insu de ses parents, s’est lui qui sanctifie toute sa famille. Marie et Joseph, dit le texte, n’ont pas compris tout de suite ce qui se passait lorsqu’ils ont découvert Jésus dans le Temple, où il entretient une conversation d’adulte avec les docteurs qui l’entendaient, étonné par son intelligence et ses réponses justes. Ces réponses, Jésus les a apprises de Joseph et de Marie. Jésus ne semble pas avoir eu de visions à l’instar des membres de sa famille. Il faut attendre le commencement de son ministère pour découvrir sa puissance. Il grandissait en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes. Marie et Joseph ont été les privilégiés de son développement, mais aussi les heureux parents qui ont contribué à sa formation et reçu par sa soumission une affection docile et fidèle de la part de leur fils.

Qu’y a-t-il à retenir pour nous. Chers frères et sœurs, nos familles croyantes et sincères aussi grandissent en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes, mais à certaines conditions. Quelles sont-elles ? Croire en Dieu, l’honorer, et le recevoir dans son cœur, dans son esprit, avec son intelligence. Croire en Jésus Christ, le Rédempteur, mais aussi accueillir celui qui a promis d’être avec nous jusqu’à la fin des temps. Croire en l’amour et en nos relations aimantes et cordiales. Aimer les membres de nos familles, les entourant de notre affection, de notre sollicitude, de notre solidarité. Croire en l’impossible de la grâce de Dieu qui, tous les jours, prodigues des signes de sa présence et plus spécialement dans l’Eucharistie. Il y a des fugues, mais il y a aussi les moments de présence qu’il ne faut jamais oublier.

L’exemple de la sainte famille incite à imiter Marie en devenant les servants et les servantes du Seigneur, exprimant notre joie, humaine et spirituelle. Leur exemple incite à imiter Joseph, le silencieux, le songeur, le contemplatif, le protecteur, le migrant soucieux de sauver la vie de son épouse et de son enfant. Un modèle à suivre, orientant le cheminement de son épouse et de son fils dans les situations difficiles comme il l’a fait en allant au recensement et ensuite en fuyant vers l’Égypte pour sauver sa famille. Joseph, le dernier des patriarches, l’homme juste, n’est-il pas le modèle de piété et de foi soucieux du bien être des siens. Il était aussi un intuitif, prévoyant pour eux.

Marie et Joseph porte ensemble le Fils de Dieu et le présente au monde dans leur ministère de père et de mère du Sauveur. Par leur intercession auprès de leur fils, ils accompagnent l’Église, peuple de Dieu dont Marie est la mère et Joseph le protecteur. Confions au Seigneur nos familles chrétiennes et toutes les familles qui n’ont pas encore entendu le message de paix et de confiance que nous apporte la période des fêtes. Que la nouvelle année s’ouvre dans une ambiance de joie, mais aussi de réconciliation entre nous et avec Dieu. Amen.


Fr Guy LESPINAY, o.p.
Article publié le 30 décembre 2012