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Avant la messe dominicale à partir de 10h dans l’église

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Milieu du jour à 11h50 en semaine.
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Complies ou vigiles à 20h30
Les offices de laudes et de vêpres sont précédés d’un temps d’oraison silencieuse avec la communauté.

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Le dimanche, et jours de Solennité de 18h15 à 18h50

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Possibilité de rencontrer un frère (confession, bénédiction ou demandes de messes)
La porterie est ouverte de 9h30 à 11h45 et de 14h15 à 17h du lundi au vendredi.



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Vigile pascale

Le premier jour de la semaine, de grand matin, les femmes se rendirent au sépulcre, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Elles ne savaient que penser, lorsque deux hommes se présentèrent à elles, avec un vêtement éblouissant. Saisies de crainte, elles baissaient le visage vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?
Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.’« Alors elles se rappelèrent ses paroles.
Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres.
Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Pierre cependant courut au tombeau ; mais en se penchant, il ne vit que le linceul. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui lui était arrivé.

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Certes, je reconnais que ce n’est pas une accroche très originale pour une homélie de vigile pascale. Et pourtant, n’est-ce pas là la nouvelle, la bonne nouvelle de la soirée ? Et non seulement de la soirée, mais plus encore de la semaine, du mois, de l’année, et même de toute l’histoire de l’humanité. Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Seulement voilà, à force de la répéter d’années en années, cette nouvelle ressemble à peu près autant à un scoop que de préciser que le soleil s’est levé ce matin. Bref, pas de quoi s’extasier ; ça fait longtemps qu’on le sait.
Mais en réalité, il ne s’agit pas tant de voir ce que cette bonne nouvelle a de neuf, que ce qu’elle a de bon. Or nous ne voyons plus ce qu’elle a de bon car nous ne prenons pas assez la mesure du salut que le Christ nous a apporté par sa mort et sa résurrection. Nous sommes ici un peu comme des assistés. Tellement habitués à recevoir leurs subsides mensuels qu’ils en oublient la misère dans laquelle ils seraient si ces subsides ne leur étaient versés, et qui trouvent tout à fait normal de recevoir ces subsides. Nous sommes tellement habitués à entendre que le Christ est ressuscité, et que par sa mort et sa résurrection il nous a sauvés de la mort et du péché, que nous en oublions la misère d’où il nous a tirés et que nous trouvons tout à fait normal d’avoir été sauvés.

Alors ce soir reprenons conscience que par sa mort et sa résurrection le Christ nous a délivrés de la mort éternelle. En donnant sa vie pour nous, il nous a donné la vie. Oui, le Christ nous a donné sa vie pour que nous vivions de sa vie, pour nous n’ayons pas d’autre vie que la sienne. Comme le dit s. Paul : « ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi ». Oui ma vie, c’est le Christ. Et sans lui, je ne peux absolument pas vivre. Si je ne vis pas du Christ, si je ne vis pas réellement du Christ, je ne fais alors que vivoter et je ne suis, en définitive, qu’un mort vivant.
Voilà notre drame de chrétien. Nous nous contentons trop souvent de vivoter, nous nous contentons de « faire une place » au Christ dans notre vie. Mais c’est encore trop peu. Il ne suffit pas de faire une place au Christ dans ma vie. Quand bien même ce serait la 1ère place. Il ne s’agit pas que le Christ ait une place dans ma vie. Il s’agit que le Christ soit ma vie. C’est-à-dire qu’il soit effectivement celui de qui je vis, celui par qui je vis, celui pour qui je vis. C’est pour cela qu’il est mort et ressuscité et qu’il m’a donné sa vie. Alors, ce soir, ne nous contentons plus de vivoter une gentille et honnête vie chrétienne un tantinet petit bourgeois qui nous donne d’autant meilleure conscience qu’elle n’accorde en définitive au Bon Dieu qu’un strapontin. Vivons. Vivons de la vie même de Dieu. Vivons de la vie même du Christ vivant et ressuscité. Qu’il ressuscite du tombeau de mon cœur et qu’il soit ma vie, toute ma vie. Amen.


Frère Romaric MORIN, o.p.
Article publié le 1er avril 2013