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Dimanche, 10h30
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Avant la messe dominicale à partir de 10h dans l’église

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Laudes à 07h30 en semaine et à 08h30 le dimanche.
Milieu du jour à 11h50 en semaine.
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Complies ou vigiles à 20h30
Les offices de laudes et de vêpres sont précédés d’un temps d’oraison silencieuse avec la communauté.

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Le dimanche, et jours de Solennité de 18h15 à 18h50

A LA PORTERIE
Possibilité de rencontrer un frère (confession, bénédiction ou demandes de messes)
La porterie est ouverte de 9h30 à 11h45 et de 14h15 à 17h du lundi au vendredi.



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Deuxieme dimanche de Pâques

Dimanche de la Miséricorde

Frères et sœurs, huit jours après Pâques, nous sommes invités à célébrer le dimanche de la miséricorde divine.
C’est en l’an 2000 que le bienheureux Jean Paul II a proposé cette célébration à l’église universelle en même temps qu’il canonisait une sœur polonaise du nom de sœur Faustine qui, entre les deux guerres, eut beaucoup de révélations sur la miséricorde divine. Jean Paul II les commentait ainsi : « Il ne s’agit pas d’un message nouveau mais on peut le considérer comme un don d’illumination particulière qui nous invite à revivre plus intensément l’évangile de Pâques pour l’offrir comme un rayon de lumière aux hommes et femmes de notre temps ».
Que cette lumière nous soit donnée et qu’elle éclaire toutes les dimensions de notre vie où nous sommes en recherche de la paix que nous donne le Ressuscité et qu’il nous invite à partager.

Frères et sœurs, quand un novice fait son premier engagement dans l’ordre des dominicains, il doit se prosterner à terre puis répondre à la question du provincial « Que demandez-vous ? ». La réponse doit être « la miséricorde de Dieu et la vôtre ». A lui de découvrir ensuite pourquoi la miséricorde divine et celle de ses frères sont à la fois le plus beau cadeau qui lui est fait en même temps que le roc sur lequel il devra fonder toute sa vie et trouver le cœur lumineux de toutes ses prédications. Saint Dominique ne s’est donc pas trompé. En proposant ce rite de l’engagement, il a voulu placer son ordre au cœur de l’Eglise dont le mystère est bien de nous faire renaître à tout instant de la miséricorde divine et d’en témoigner dans tonte notre vie.
Il est très important de comprendre la grande nouveauté de Pâques. La miséricorde divine n’est pas seulement une dimension de la charité de Dieu, elle est une personne qui est Jésus Christ venu parmi nous, qui est mort et ressuscité pour nous et qui nous invite à vivre de lui et avec lui grâce à la foi. C’est ce que Saint Jean nous invite à contempler dans le passage d’évangile que nous venons d’entendre.
Contemplons tout d’abord la délicatesse et l’humilité avec lesquelles le Ressuscité vient rejoindre ses disciples qui vivaient dans la peur des Juifs qui les poursuivaient sous prétexte qu’ils auraient caché le corps de Jésus pour faire croire qu’il serait ressuscité. « Jésus vient, nous dit le texte, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit « La paix soit avec vous ». N’est-ce pas à chaque eucharistie que nous pouvons en faire l’expérience moyennant la foi qui nous ouvre à une contemplation du mystère de la croix de Jésus. « Après ces paroles, nous dit l’évangile, il leur montra ses mains et son côté ». Et les disciples furent remplis de joie ».
En ce mystérieux premier jour qui sera complété par le huitième, St Jean nous invite à entrer dans ce jour nouveau qui est l’accomplissement de toute l’histoire du salut. Et ce jour nous fait découvrir la plénitude de la foi qui nous fait contempler en quoi « la blessure du cœur de Jésus est devenue la source d’où jaillit, ce que Jean Paul II appelle, « la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l’humanité ». Plus tard Sainte Faustine verra sortir de ce cœur deux faisceaux de lumière qui illumineront le monde. Le premier est lié au sang versé et évoque le sacrifice du Christ et le don de l’eucharistie. Le deuxième évoque l’eau qui s’écoule du cœur de Jésus et qui devient source vive où nous sommes plongés et renouvelés par notre baptême et d’où nous recevons le Saint Esprit. Que chaque eucharistie nous donne d’approfondir la contemplation de ce mystère.
Vient alors l’envoi en mission. Jésus charge ses disciples d’être témoins qu’il est lui-même, la manifestation de la miséricorde de Dieu. « De même que le Père m’a envoyé, je vous envoie » et Jésus répandit sur eux l’Esprit Saint avec le pouvoir de pardonner les péchés. La mission de l’Eglise à laquelle chacun de nous doit prendre sa part, est de témoigner de la miséricorde de Dieu en Jésus Christ. Savons-nous en découvrir les applications dans tous les domaines de notre vie ?
Cette miséricorde rejoint aussi l’apôtre Thomas qui symbolise cet aspect dur de notre cœur. Thomas prétendait qu’il ne croirait qu’à condition de voir et de toucher les plaies de Jésus. Jésus lui a fait cette miséricorde de se manifester à lui et surtout de le libérer de son incrédulité. Il continue à le faire en nous rejoignant dans les épreuves que nous traversons et où il nous faut croire à la parole de Jésus qui nous dit : « Cesse d’être incrédule, sois croyant ». Entrons dans la plénitude de la confession de Thomas qui s’écrie « Mon Seigneur et mon Dieu ». Ce que Thomas a confessé n’est pas ce qu’il a vu, à savoir l’homme Jésus mais ce que Dieu lui a donné de découvrir par la foi. Jésus est bien le Messie, le Fils de Dieu qu’il nous faut accueillir afin que, par notre foi, nous ayons la vie en son nom.
Voilà la grande nouvelle de Pâques qui nous invite à entrer dans la joie et la paix de Dieu et qui a permis au pape François de nous adresser dimanche dernier le message suivant : « Accueillons la grâce de la Résurrection du Christ ! Laissons-nous renouveler par la miséricorde de Dieu, laissons-nous aimer par Jésus, laissons la puissance de son amour transformer aussi notre vie ; et devenons des instruments de cette miséricorde, des canaux à travers lesquels Dieu puisse irriguer la terre, garder toute la création et faire fleurir la justice et la paix ! »
Amen


Frère Denis FOUCHER, o.p.
Article publié le 8 avril 2013