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MESSE
Dimanche, 10h30
Du lundi au samedi, 12h05

CONFESSIONS
Avant la messe dominicale à partir de 10h dans l’église

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Laudes à 07h30 en semaine et à 08h30 le dimanche.
Milieu du jour à 11h50 en semaine.
Vêpres à 19h00
Complies ou vigiles à 20h30
Les offices de laudes et de vêpres sont précédés d’un temps d’oraison silencieuse avec la communauté.

ADORATION DU TRÈS SAINT-SACREMENT
Le dimanche, et jours de Solennité de 18h15 à 18h50

A LA PORTERIE
Possibilité de rencontrer un frère (confession, bénédiction ou demandes de messes)
La porterie est ouverte de 9h30 à 11h45 et de 14h15 à 17h du lundi au vendredi.



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14e Dimanche du temps de l’Eglise

Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller[1]. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ’ Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce que l’on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : ’ Le règne de Dieu est tout proche de vous.’ Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites : ’ Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le : le règne de Dieu est tout proche.’ Je vous le déclare : au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville ». Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom. » Jésus leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l’Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux ».

Frères et sœurs, en ce début du mois de juillet, il est temps de préciser un peu nos projets de vacances. Pensez-vous que les textes de cette eucharistie peuvent nous y aider ? Je le crois et vous propose d’y réfléchir à partir de cette simple expression : rechercher la paix.
Dans la première lecture du livre d’Isaïe, le Seigneur dit : « Je dirigerai vers Jérusalem la paix comme un fleuve et la gloire des nations ». Cette paix est ici liée à un mystère de consolation comme le peuple juif en a fait l’expérience à la fin du 6ème siècle avant JC, au moment de son retour de 50 années d’exode à Babylone. Le temple de Jérusalem avait été détruit et sa reconstruction s’est avérée très difficile. Si difficile que l’euphorie du retour laissait la place au découragement. La parole prophétique vient alors réveiller l’espérance. « Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez à cause d’elle, vous tous qui l’aimez ! Avec elle, soyez pleins d’allégresse, vous tous qui portiez son deuil ! Alors vous serez nourris du lait de ses consolations… ». L’annonce de cette paix est liée à une consolation qui permettra de retrouver l’espérance et de remettre en route même si le chemin à suivre ne sera pas très facile.
Dans la seconde lecture, St Paul souligne dans sa lettre au Galates que la découverte du mystère de la croix de Jésus est source de paix. « Que la croix du Seigneur Jésus reste mon seul orgueil…Ce qui compte, ce n’est pas la circoncision, c’est la création nouvelle. Pour tous ceux qui suivent cette règle de vie et pour le véritable Israël de Dieu, paix et miséricorde ». Le mot paix est de nouveau mis en avant mais il est lié ici à la miséricorde de Dieu. Sachons approfondir et vivre ce mystère de la réconciliation à la fois dans le sacrement du même nom mais aussi dans nos rapports mutuels. La paix est le beau fruit de cette démarche avec Dieu, avec notre prochain et avec nous-mêmes. Elle ouvre à une recréation.
Dans le passage de l’évangile de Luc que nous avons entendu tout à l’heure, le don de la paix est lié à la mission. C’est ce que recommande Jésus aux 72 disciples qu’il envoie deux par deux : « Allez, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups…Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : « Paix à cette maison. S’il y a un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra vers vous ». La mission de l’Eglise à laquelle nous devons participer n’a rien à voir avec ces projets d’endoctrinement prosélyte. Elle est ouverture et partage avec notre prochain de cette paix de Dieu qui vient faire fructifier nos vies à la manière dont l’eau féconde la terre.
Les trois lectures de cette messe mettent donc en avant le mystère de la paix à recevoir et à transmettre. Cette paix est un grand mystère. Elle n’est pas seulement absence de guerre mais plénitude de vie. Elle n’est pas seulement guérison de nos blessures mais perpétuelle recréation dans la charité. Elle n’est pas seulement consolation dans les moments difficiles mais découverte et épanouissement de notre vraie vocation résumée par St Augustin en une phrase célèbre : « Tu nous as faits pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi ». Cette découverte fondamentale ne peut s’épanouir en chacun de nous sans cette obligation de la partager avec notre prochain.
Que pouvons-nous conclure, frères et sœurs, quant à nos projets de vacances ? A chacun de nous d’y répondre à partir de la prière. Car sans l’aide de Dieu, toutes nos résolutions n’iront pas loin. Supplions le Seigneur de nous indiquer comment ajuster et vivre nos projets en mettant en premier ce désir de recevoir, de vivre et de partager cette vraie paix qui est d’abord réconciliation avec Dieu, avec soi-même et avec son prochain.
Bonnes vacances dans cette perspective.


Frère Denis FOUCHER, o.p.
Article publié le 10 juillet 2013