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Les offices de laudes et de vêpres sont précédés d’un temps d’oraison silencieuse avec la communauté.

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Le dimanche, et jours de Solennité de 18h15 à 18h50

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Possibilité de rencontrer un frère (confession, bénédiction ou demandes de messes)
La porterie est ouverte de 9h30 à 11h45 et de 14h15 à 17h du lundi au vendredi.



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Obsèques du fr. Georges Durand, o.p.

Le mot du Prieur


Monseigneur,
Votre présence ce matin, et le fait que vous présidiez ces obsèques, témoigne d’une façon on ne peut plus claire de ce que le diocèse n’a pas manqué d’accorder au frère Ceslas/le Père Georges DURAND, l’hospitalité. Vous l’avez accueilli, vous, Monseigneur, et vos prédécesseurs avant vous, et vos prêtres, vous avez compté le P.Georges comme l’un des vôtres. vous avez donné une place au P.Georges comme l’un des vôtres, vous l’avez intégré dans les services pastoraux du diocèse, vous l’avez hébergé. A cette occasion, je salue particulièrement le Père MARIOTTI, curé de Saint Lazare, qui lui a ouvert grand sa paroisse et son presbytère pendant de longues années, près de 25 ans je crois.
Il n’y a aucune raison de faire semblant. L’Histoire, les circonstances et surtout les hommes ont compliqué les choses, de sorte que le frère Georges était éloigné de la vie conventuelle depuis de nombreuses années. Il n’importe plus en cette heure d’en connaître les raisons. Aujourd’hui frère Georges est revêtu du bel habit blanc et noir de l’Ordre des prêcheurs ; Ordre qu’il n’a jamais cessé d’aimer ; amoureux du Verbe, il n’a jamais cessé de le prêcher en digne Fils de Saint Dominique. Ainsi frère Georges est revenu au couvent, il y réside depuis 3 jours, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps, je pense ! Il sera inhumé parmi ses frères. Mercredi soir, les frères étaient rassemblés autour de lui, la plupart le connaissait peu ou ne l’avait jamais rencontré. Néanmoins nous avons prié, nous avons veillé autour de lui, comme l’un des nôtres, cette fois ci parce qu’il est l’un des nôtres. Le frère Georges a maintenant réintégré l’Ordre, entièrement et définitivement. Tout est rentré dans l’ordre ! Dieu est bon.
En son temps, c’est à dire quelques mois, le couvent rendra un hommage au frère Georges et à ses œuvres en lui consacrant une journée. Vous serez informés et invités.
Avec le soutien du frère Olivier de SAINT MARTIN, qui se trouve à la droite de Monseigneur Jean-Marc AVELINE et qui représente notre prieur provincial, le frère Gilbert NARCISSE, retenu en Haïti ; à vous Monseigneur, et à travers vous, j’exprime toute la reconnaissance que les Dominicains de Marseille doivent au diocèse de Marseille et à ses prêtres, tout particulièrement le Père MARIOTTI, bien sûr. Merci

Fr.Dominique BARRE

Homélie du frère Jean Marie Mérigoux, o.p.

« Le Fils de l’Homme, ce jour-là, glissait sur la rive du lac. Attachant son regard sur lui, le prophète annonce : Voici l’Agneau de Dieu. Aussitôt les disciples s’engagent à la suite de l’Homme. Celui-ci arrêtait soudain sa marche pour demander : Qui cherchez-vous ? Ils lui dirent : « Maitre, nous cherchons ta demeure ».
C’est un de ces thèmes si simples de l’Évangile, faits de silence, de regards et d’amour, comme nos thèmes humains, mais ces thèmes ne s’épuisent jamais. Ce qu’il y a de sublime dans cette scène, est ce qu’elle a d’improvisé et dans cette réponse, d’être une question de désir. Ces hommes rencontraient un étranger. On s’attendait à ce qu’ils l’interrogent comme des hommes : « Qui es-tu ? Où vas-tu ? ». Mais déjà ils devinaient le mystère de la vie chrétienne, vie de présence à Dieu.
« Maitre, nous cherchons ta demeure ».
Nous qui sommes des apôtres, c’est-à-dire des sauveurs d’hommes, nous sommes émerveillées de retrouver ici notre première question pacifique : « Maitre, indique-nous ton toit ».
Nous aussi nous avons suivi, nous sommes entrés et nous nous sommes endormis, ce premier soir de notre vie religieuse, dans la joie nouvelle. « Seigneur, j’ai été ravi par le style de ta maison, car c’est là que demeure ta gloire ».
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Excellences et Pères, chers frères et sœurs, chers amis et proches du père Georges Durand, tout spécialement son frère et sa nièce ici présents
C’est par ces lignes extraites de « Fils de lumière », ce bel album illustré qu’il composa à la gloire de la vie dominicaine et du couvent de Saint-Maximin, que notre frère Ceslas-Georges Durand, nous a laissé deviner sa joie d’être entré sous le toit de saint Dominique, à la suite du Seigneur.
Il y eut donc le premier soir de sa vie religieuse où il s’endormit dans la joie de sa nouvelle maison, si magnifiquement évoqué dans « Fils de lumière », et, il y a quelques jours à peine, il y a eu pour lui, au dernier soir de sa vie apostolique, la joie d’être encore, ravi, ébloui par la beauté de la maison du Seigneur qu’il a su chanter avec son charisme de « théologien-poète », cette maison qui est maintenant sa nouvelle et éternelle demeure, plus belle encore que celle de Saint-Maximin. C’est que pour exprimer son amour de la beauté des œuvres de Dieu, le frère Georges a utilisé tous ses talents de théologien, de poète, de philosophe de la culture, faisant ainsi de sa longue vie, une recherche permanente de Dieu.
Joseph-Georges Durand est né à Sète, le 19 mars 1923, jour de la fête de Saint Joseph : il devait donc dans quelques jours, avoir 91 ans. L’ainé de la famille, il eut toujours une grande vénération pour ses parents, qui avaient la solidité et la sagesse des cultivateurs de la terre, et souvent dans ses sermons ou dans la conversation il aimait les évoquer et louer leur solide foi chrétienne.
« Je suis né dans un océan de vignes, au milieu des moutons ».
Après ses études à Montpellier, il entra en 1941 au noviciat dominicain de Toulouse : il poursuivit ensuite ses études de philosophie et de théologie au Studium dominicain de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume où il fut ordonné prêtre le 10 juillet 1949. En 1951, il est envoyé au couvent de Marseille et devint aumônier de l’école des Beaux-Arts. C’est alors qu’il se lia d’amitié avec le peintre Bernard Buffet, avec Jean Giono et qu’il rencontra Paul Claudel qui discerna vite ses dons de poète.
La vie apostolique du frère Ceslas-Georges représente une page importante de la vie dominicaine et diocésaine à Marseille. Il fut plusieurs années le prieur de ce couvent dans la période de l’après-guerre qui fut un temps très fort pour la vie apostolique et missionnaire à Marseille, comme dans toute la France. Parmi les frères de ce couvent se trouvaient le père Valette, le grand prédicateur de la messe dominicale de 11 heures, le père de Parceval aumônier des prisons qui avec le père Danilo aidèrent tant de gens sous l’occupation, le père Cardonnel dont les conférences passionnaient la jeunesse étudiante, le père Loew, qui portait le souci de la mission ouvrière, le père Boulogne fondateur, avec le père Roque, de la messe des artistes et premier « greffé du cœur », le père de Romefort, le père Amargier, historien du christianisme en Provence et fondateur d’un cinéma d’Art et d’Essai, le Père Perrin, « Juste parmi les Nations », fondateur de l’Institut Caritas Christi et qui dans son livre « Comme un veilleur attend l’aurore » a si bien évoqué la vitalité apostolique de ce couvent.

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C’est le père Perrin qui suggéra au frère Georges de présenter au père Carré, membre de l’Académie française, son premier recueil de poésies « Iconostase ». Jean Guiton fit que cet ouvrage qui parut sous le nom de « Georges Lauris », reçut le grand prix de poésie de l’Académie française. Son œuvre poétique vient de faire l’objet d’une thèse dans une université italienne.
Par ses rencontres avec beaucoup d’artistes et de poètes il sonda bien des détresses morales et « la condition nocturne de l‘homme », dans lesquelles il voyait aussi poindre la lumière du Christ :
« Que j’éveille l’aurore et l’élève dans mes bras ».
Le Père Durand réfléchit aussi beaucoup, avec lucidité et miséricorde, sur ces cas limites de la destinée humaine que furent Socrate et Juda. De ce regard apostolique sur le monde il fut un témoin souvent douloureux, à la lumière de la croix du Christ : il vivait sa propre quête de Dieu au cœur d’un monde qu’il sentait souvent très fermé aux valeurs spirituelles et pourtant, en même temps, ce monde moderne le fascinait et il se passionnait pour toutes ses avancées techniques spectaculaires : c’était l’époque de la naissance des ordinateurs, des découvertes spatiales, des transformations dans l’urbanisme parisien dans lequel travailla un temps : c’est ainsi qu’il était passionnément attentif à l’apparition des supermarchés, des grandes cités et du RER parisien ; tout cela faisait son admiration mais l’inquiétait aussi à cause de cet idéal purement scientifique et de la sécularisation aveugle aux réalités spirituelles. Il se disait affecté par la double crise de la société civile et de l’Eglise ; il était sans nostalgie pour ce XXème siècle qui avait vu Hiroshima et Auschwitz et il était apeuré par ces séismes culturels qui pour lui avaient noms : Darwin, Marx ou Freud. Avec un certain pessimisme, il trouvait notre civilisation culturellement dévastée et pour le dire en termes bibliques, c’était encore le temps du Déluge, de la Tour de Babel et dès lors il convenait de se raccrocher à l’Arche ou au radeau de la Méduse.
Dès lors il s’interrogeait sur le langage que l’Eglise devrait avoir en ce monde : saurait-elle le rejoindre et lui parler de Dieu ? Le Père Durand a rencontré au cours de sa vie de très nombreux savants, physiciens, économistes, médecins, philosophes, artistes peintres ou poètes, et parmi lesquels il avait beaucoup d’amis qui aimaient trouver en lui le prêtre ouvert à leurs problèmes, qui comprenait leur langage et capable de leur parler de Dieu.
Inoubliable pour moi, alors que j’étais encore étudiant, le CITA, le Centre Interprofessionnel de Théologie Appliquée, qui était situé sur la Canebière et que le père Durand animait dans le but de faire se rencontrer des théologiens, souvent des Dominicains, avec des spécialistes dans les diverses branches du savoir : l’amphithéâtre était toujours bondé de gens venus voir dialoguer les théologiens avec des historiens, des artistes, des hommes de lettres, des médecins, des juristes ; c’était par exemple un physicien qui exposait la manière dont on pouvait concevoir l’univers après Einstein et qui, en écho, avait le témoignage d’un exégète dominicain qui présentait, lui, la théologie de la création selon la Bible. Prédicateur passionné, le père Durand le fut, ici même, dans cette église, surtout pour la messe des artistes qui lui avait été confiée. Notre frère et ami, vivait pleinement ceci : « Brûlante est ta Parole, Seigneur, c’est pourquoi ton serviteur l’a aimée »
Sa grande idée était qu’il fallait « revisiter » la Bible en essayant de la présenter plus « poétiquement » et de faire toucher ainsi le mystère de Dieu, plus efficacement qu’avec des présentations trop exégétiques. A l’intention des enfants une série de disques : « Dis-moi la Bible ! » : ce sont des récits poétiques et des chansons « pour initier les enfants à la Parole de Dieu et réinventer avec eux la tradition orale ». Ses contes de Noël sont célèbres, de même que ses minicassettes dont la fameuse : « Ici, Jérusalem ! » : où, prenant le rôle d’un journaliste, il s’imagine transporté à Jérusalem au moment de la Passion de Jésus, et il fait alors un reportage imaginaire « en direct de Jérusalem » dans lequel il saisit, sur le vif, les réactions des gens de la rue, vaguement informés de ce qui se passe ce jour-là au palais de Pilate et puis, au coin d’une autre rue, il rencontra le forgeron à qui les Romains venaient de commander, le matin même, des clous pour des crucifixions. Le père Durand fut aussi très actif à Radio-Dialogue, que le cardinal Roger Etchegaray venait de fonder et dont le siège était dans les locaux de la cathédrale. Innombrables furent alors ses prises de paroles, les interviews qu’il réalisa et sa belle voix d’orateur était bien connue ; nombreuses aussi furent ses chroniques dans la presse diocésaine et locale.
Depuis de nombreuses années le père Durand était intégré dans l’équipe paroissiale et sacerdotale du centre-ville marseillais : ceci l’amena à prêcher très souvent dans plusieurs églises : Saint Laurent, Saint-Cannat, les Accoules et il exerça aussi le ministère de la miséricorde au cimetière Saint-Pierre ; c’est alors qu’il devint vicaire du père André Mariotti curé de la paroisse Saint-Lazare, une église située entre la gare Saint-Charles et la Porte d’Aix. En étroite et fraternelle collaboration avec le père Mariotti, il exerça un vrai ministère de prédication et de pastorale jusqu’au jour où, suite à divers incidents de santé, il lui devint impossible de se déplacer. Commença alors pour lui une sorte de temps de réclusion et d’immobilité qui toutefois ne l’empêcha pas de continuer à écrire, à contacter sans cesse ses amis, et à pratiquer la prédication en aidant des confrères prêtres, parfois situés hors de Marseille, à préparer leurs homélies du dimanche. On pouvait lui téléphoner et lui demander des idées sur un évangile sur lequel on devait prêcher, et on recevait des suggestions précieuses. Je l’ai souvent fait moi-même. Du fait de la situation de la paroisse Saint-Lazare, le frère Georges vivait aux frontières culturelles, sociales et religieuses de l’Eglise, dans un quartier massivement non-chrétien : il réalisait ainsi l’un des désirs de saint Dominique qui souhaitait que ses fils soient aussi présents aux périphéries de l’Eglise : plusieurs fois il m’est arrivé de le féliciter de vivre ainsi en ermite, « au cœur des masses », comme l’avait fait à Tamanrasset, le bienheureux frère Charles de Foucauld. Cette installation au cœur d’un monde non-chrétien rendait très vive son inquiétude face à tous les fondamentalismes religieux d’où qu’ils viennent, et cela avivait aussi son désir de voir l’Eglise arriver à entrer en dialogue avec « ceux du dehors ». Mais comment s’y prendre ?
Le frère Georges trouvait que bien des prédicateurs, des professeurs, des liturges et des théologiens n’étaient pas assez « poètes » et qu’ils ne savaient pas faire comme Jésus et les prophètes qui, pour parler de Dieu et de son Royaume, employaient des paraboles, des images et des allégories ; le frère Georges redisait alors, presque en gémissant, qu’il n’y avait pas assez de poètes parmi les chrétiens et chez les « gens d’Eglise » alors qu’il en faudrait beaucoup pour élaborer une expression des vérités chrétiennes qui soit plus accessible à nos contemporains.
Parfois dans la conversation il y avait tout d’un coup chez lui comme un feu d’artifice de remarques, de critiques le tout mélangé d’humour profond, et puis, tout d’un coup, lorsqu’on en venait à parler du Seigneur, de saint Paul, ou de saint Thomas d’Aquin, on était étonné de sa profondeur de pensée, de sa méditation apostolique et de ses intuitions lumineuses. Grand connaisseur de la philosophie et de la culture grecques, il était aristotélicien et profondément thomiste, très marqué aussi par la pensée de Jacques Maritain qu’il connaissait parfaitement ; mais il était aussi « platonicien » du fait de sa philosophie de la beauté qui pour lui était inséparable de la bonté et de la vérité divine dont il était, tel les Vates de l’Antiquité, à la fois « prêtre, prophète et poète ».
Il faudrait être un vrai poète pour bien parler de notre frère, c’est pourquoi lorsqu’il m’a été demandé de prendre la parole ce matin j’ai tout d’abord été quelque peu désemparé ; puis j’ai réalisé que d’avoir été un jeune frère pour le père Durand ne pouvait m’empêcher de l’évoquer, d’autant plus que je l’avais connu avant mon entrée dans l’Ordre et qu’il était venu à mon ordination sacerdotale et qu’il s’intéressa toujours à mes pérégrinations orientales et aux questions que pouvaient poser à l’Eglise, d’aujourd’hui et de demain, ces immenses océans humains non-chrétiens.
Il y a deux semaines environ, avec le frère Denis Bissuel, je l’avais visité et nous avons alors vécu avec lui, intensément, le mystère de la sacramentalité de l’Eglise, et, quelques jours plus tard, je le visitais à nouveau avec un frère dominicain de Paris, et nous avons prié ensemble et, à sa demande, nous avons dit le Notre Père en latin.
Terminons cette évocation de notre frère au moment où nous célébrons l’Eucharistie, ce mystère de l’amour du Christ dans lequel la proximité avec nos frères défunts ne peut que s’éterniser, en faisant nôtre cette belles prière des artistes que le frère Georges a composée et qui est lue, chaque Mercredi des Cendres, au cours de la messe des artistes, qui cette année avait lieu à l’église du Sacré-Cœur : « Nous voici, Seigneur, face-à-face, déjà dans le désir et le tremblement, dans ce moment où nous pensons à notre corps, comme à la poussière du chemin que le vent soulève et qui retourne à la poussière !
Car tu es poussière, homme surgi du néant et de l’argile. Poussière du verger qu’un vent emporte, pour que la vie de l’amandier fleurisse et se répète ailleurs.
Regarde, Seigneur, et reconnais l’artiste qui veut redire ta Parole, et refaire ton geste créateur. Nous aurons, nous, dévoués à l’art, tenté d’épuiser au fil du temps ta parole éternelle, ensemencée et presque perdue dans l’espace de la douleur.
O Cendres bénies par le prêtre, moulues par le signe de croix. Cendres, parlez-nous de la pénitence et de la mort, de l’infinie tristesse et du désespoir.
Parlez-nous aussi du feu de la vie, du résidu de notre être, mais aussi de rame, de la flamme qui sort du bois, de toute vie crucifiée et repentie, de toute transfiguration à même l’âme et le corps.
Regarde, Seigneur, tous ces artistes, nos frères, qui reconnaissent en Toi Celui qu’ils ont deviné, Celui qu’ils ont prophétisé, Celui qui leur a confié la beauté de sa création et sa propre gloire. Amen ».
Et maintenant, avec notre frère chantons et vivons ce verset poétique :
« Brûlante est ta Parole Seigneur, c’est pourquoi ton serviteur l’a aimée ».


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Feuille de messe
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Mis à jour le : 8 mars 2014

Prière universelle
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Mis à jour le : 8 mars 2014