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35 Rue Edmond Rostand 13006 Marseille
Tel : 04 96 10 07 00
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MESSE
Dimanche, 10h30
Du lundi au samedi, 12h05

CONFESSIONS
Avant la messe dominicale à partir de 10h dans l’église

OFFICES
Laudes à 07h30 en semaine et à 08h30 le dimanche.
Milieu du jour à 11h50 en semaine.
Vêpres à 19h00
Complies ou vigiles à 20h30
Les offices de laudes et de vêpres sont précédés d’un temps d’oraison silencieuse avec la communauté.

ADORATION DU TRÈS SAINT-SACREMENT
Le dimanche, et jours de Solennité de 18h15 à 18h50

A LA PORTERIE
Possibilité de rencontrer un frère (confession, bénédiction ou demandes de messes)
La porterie est ouverte de 9h30 à 11h45 et de 14h15 à 17h du lundi au vendredi.



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Les moniales

Les contemplatives dominicaines ne reproduisent pas au féminin ce que vivent les frères. Elles ne sont pas une copie adaptée de ce qu’ils vivent. Au contraire, elles ont leur parfaite originalité, en menant une vie toute consacrée à la Parole vécue en communauté, lue, méditée, célébrée, priée pour soutenir la prédication mise en acte par leurs frères.

Il faut ajouter que l’organisation de leur vie n’est pas abbatiale. Les moniales dominicaines élisent des prieures et non des abbesses. Une abbesse est élue en général pour une longue durée et son rôle est défini par la Règle. Une prieure est élue pour un temps. Ce qui implique de fréquentes élections. N’ayant pas d’instance au-dessus d’elle, la prieure a un rôle d’accompagnement spirituel de ses sœurs. Son rôle est complexe. Elle doit à la fois gérer la vie ordinaire du monastère, veiller à ce que le cap soit gardé, présider les chapitres, admettre au noviciat puis à la profession, pourvoir aux divers emplois, administrer les biens et les travaux.

Chaque monastère est autonome. Il élit ses prieures, il a son noviciat, il pourvoit à ses ressources. Il peut être amené à fonder un autre monastère, mais il n’existe pas chez les dominicaines cette notion d’abbayes mères et d’abbayes filles qu’on trouve dans la lignée bénédictine. Les monastères de dominicaines peuvent se fédérer entre eux, mais ce n’est pas une obligation, ce qui montre quelle est la force de l’autonomie de chaque unité.

Les moniales dominicaines sont rattachées juridiquement à l’ordre des prêcheurs. Leur formule de profession est identique à celle des frères. Comme eux, elles s’engagent entre les mains du maître de l’ordre, et lui sont attachées personnellement si bien qu’elles peuvent toujours avoir recours a lui. Les monastères ne dépendent cependant d’aucune manière ni des frères, ni des couvents, ni des provinces, ni par conséquent des prieurs conventuels ou provinciaux.

Il existe un lien très fort entre les frères et les sœurs. L’aspect juridique n’est rien à côté de la réelle affection qui unit les sœurs et les frères. Il existe entre eux une sorte de reconnaissance mutuelle, qui est moins sentimentale que vitale. La sœur Céciïe qui a reçu l’habit de l’ordre des mains de saint Dominique a consigné les miracles dont elle fut témoin ou qu’elle a entendu raconter dans un petit livre intitulé : Miracles accomplis à Rome par le bienheureux Dominique relatés par Sr Cécile. On y trouve cette anecdote charmante qui montre bien l’intimité des frères et des soeurs : « Celle vision, le bienheureux Dominique la raconta lui-même à scuur Cécile, et aux autres sœurs de Saint-Sixte, mais comme si elle était arrivée à un autre. Mais les frères qui l’accompagmnent et qui l’avaient, entendue de lui-même, faisaient signe, aux soeurs qu’il s’agissait bien de lui. »

Les frères se doivent à leurs soeurs, pour les soutenir dans leur vie exigeante, pour les enseigner si elles le demandent, pour les aecompagner sur le plan spirituel. Les sœurs assurent auprès des frères une permanente mission de présence. Elles vivent la stabilité et la durée dans un lieu dont les frères sont privés du fait de leur disponibilité et de leur prédication.

Les frères trouvent chez leurs soeurs ce climat de prière contemplative qui leur est nécessaire pour se revitaliser et qu’ils ne trouvent pas toujours dans leurs couvents surtout quand ils sont petits. Ils peuvent également y trouver une écoute attentive de ce qu’ils vivent dans la bousculade du monde. Et il faut voir ce que représente une écoute de moniale, les oreille et les yeux grand ouverts pour capler tout ce qui peut l’être, afin de le porter ensuite dans la prière ! Les sœurs apportent aux frères, outre mie écoute attentive, une exigence qu’elles manifestent par leurs interrogations comme par leurs observations. Elles aident ceux qui acceptent de les entendre en les ramenant à l’essentiel, en les détournant de ce qui pourrait les égarer, en leur donnant souvent de judicieux conseils ou en faisant simplement quelques remarques qu’il faut saisir au vol. Les frères apportent aux soeurs leur ministère, qui est comme du « petit bois » qu’elles jettent sur le feu de leur prière et de leur amour. Il alimente ce feu. Il lui donne matière à se consumer d’amour. Il achève dans les cœurs ce que la prédication ou l’accompagnement spirituel a commencé. Les moniales dominicaines sont incontestablement des " contemplatives". Mais elles tiennent à donner à cette notion une saveur qu’elles ne retrouvent pas forcément dans ce que le mot "monastique" véhicule.

Par ailleurs, sans revendiquer d’être « comme les frères », elles ont à cœur de vivre à leur manière le propos apostolique de l’ordre. Et cela, elles ne le réalisent pas seulement en répondant aux demandes d’accueil ou de témoignage. Elles se savent mobilisées pour la mission de l’ordre. Là est leur unique préoccupation, leur principal souci auquel elles sacrifient tout.

Apparemment leur mode de vie ressemble à celui d’autres contemplatives, mais elles sont profondément différentes non seulement des bénédictines et des cisterciennes, mais également des carmélites, des clarisses et des visitandines. Il s’agit plus que de simples nuances. Les institutions sont différentes, comme les états d’esprit, car la nature de leur vie religieuse est différente. La nomenclature comparée de ces différences reste à faire. En effet, la tendance - déjà dénoncée chez les hommes - à vouloir tout uniformiser vaut aussi chez les femmes. Il n’y a pas "une seule » vie contemplative et monastique féminine. Et celle des moniales dominicaines a sa spécificité qui tient à sa complémentarité d’un ordre masculin et apostolique.

Les moniales dominicaines et les frères dominicains ne sont pas dans une relation de pères à filles, ni de mères à fils. Ils ne sont pas non plus dans une relation, spirituellement parlant, de type époux-épouse. Leur rapport est bien celui de frères et de sœurs. Cela implique une communion dans une parenté commune : même père et même mère, même nom de famille, même engagement, même passion, même mode de vie liturgique, même éducation à quelque chose près. Il s’ensuit un comportement fraternel qui respecte l’autonomie de chaque vocation, tout en ménageant un réel plaisir à se retrouver. Chacun doit pouvoir rester chez soi et y être heureux sans éprouver le besoin d’imiter ce que les autres vivent. La caricature serait vite flagrante. Chacun a son rythme de vie, ses occupations et ses préoccupations, ses relations et ses amis. Comme dans la peinture de Fra Angelico, tous se retrouvent sous le manteau de la Vierge Marie, protectrice des prêcheurs.